Céramiques de Bordeaux: Vieillard
Jules Vieillard, industriel de la céramique du sud de la France, reprend en main en 1845 la manufacture de Bacalan à bordeaux, développée par un Irlandais du nom de David Johnson. Elle ferme en 1895, laissant entre ces deux dates une production de faïences  d’une grande qualité, très appréciées pour leur qualité de réalisation.

Une reconnaissance européenne

Recherchant des matériaux sur le marché local pour créer ses céramiques d’art, la fabrique sait faire reconnaître son savoir-faire jusque dans l’exposition universelle, à l'Exposition philomathique de Bordeaux ou encore à l’exposition d’Anvers.
L’entreprise réalise le plus gros de son activité en créant des faïences aux motifs orientaux, soit d’un orient de fantaisie, soit inspirés de l’iconographie des vaisselles chinoises, importées notamment par la compagnie des Indes orientales.  
À partir de 1865, ce sont les fils de Jules Vieillard qui prennent sa suite. Une riche production aux motifs de fleurs et d’oiseaux voit le jour.
Engagé comme chef d’atelier aux alentours de 1878, Amédée de Caranza apporte d’autres influences, avec des inspirations à la fois islamiques (turques et perse), et japonaises, mais également un savoir-faire technique. Il invente ainsi la technique des émaux en relief, réalisant de véritables objets d’art. Il quitte l’entreprise vers 1886.
Bien plus que des vaisselles de collections, la fabrique de Bacalan a aussi produit des vases et de nombreux autres objets décoratifs

Comment reconnaître une céramique Vieillard?

La fabrique, comme beaucoup d’autres lieux de production de céramique, a toujours placé sur ses productions une estampille distinctive. Plus d’une vingtaine de marques différentes existent. Sur la plupart de ces marques, on peut lire les initiales J.V.B. ou  J.V. Bx (Jules Vieillard Bordeaux), J.V.Cie (Jules Vieillard Compagnie) ou encore le nom J. Vieillard ou Vieillard.La mention Terre de FerT. de Fer est la marque d’une certaine qualité de faïence.Celles-ci datent pour cette fabrique d’après 1950.

Une qualité toujours reconnue

De nos jours, ces productions coûtent, pour les plus petits objets, souvent des assiettes seules bleues et blanches dites au chinois, aux alentours d’une dizaine d’euros.
La qualité toujours reconnue de ces faïences anciennes démontre l'importance de la signature de Jules Vieillard dans le paysage de la céramique française.